20.05.2026

Etude exclusive | Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026

Construction, agriculture, transport, technologie, santé & énergies propres. Comment le financement des équipements peut être un levier de compétitivité pour les entreprises en Europe ? 

Paris, le 20 mai 2026 

La propriété des équipements, longtemps dominante, est de plus en plus perçue par les dirigeants comme un frein à la flexibilité et à l’adaptation des entreprises.  Cette remise en question transforme les stratégies d’investissement. Les modèles de financement fondés sur l’usage, privilégiant ainsi l’utilisation et la performance plutôt que la propriété de l’équipement, gagnent en popularité. Cette évolution se fait cependant à des rythmes et selon des trajectoires qui varient sensiblement d’un secteur à l’autre, et d’un pays à l’autre. Pour décrypter ces évolutions, BNP Paribas Leasing Solutions publie les résultats de son étude « Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026 », conduite auprès de plus de 1 000 décideurs à travers l’Europe. Elle met en lumière les changements structurels qui redéfinissent la stratégie des entreprises en matière d’équipements et permet de comprendre le profil atypique de la France. 

Principaux enseignements : 

  • 87% des dirigeants indiquent que le capital immobilisé dans les équipements dont ils sont propriétaires limite la croissance de leur organisation.  
  • 95% des dirigeants européens déclarent que leurs équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a 5 ans.  
  • 87% des décideurs estiment que la gestion de la fin de vie des équipements possédés est difficile dans une certaine mesure. 
  • 45% des entreprises financent au moins un quart de leur équipement par le biais de modèles basés sur l’usage. 
  • 50% reconnaissent que les modèles de dépenses d’investissement traditionnels exposent leur organisation à des risques financiers inutiles. 

Les stratégies des entreprises européennes en matière d’équipement 

Le modèle de propriété sous tension  

La tension que les entreprises perçoivent vis-à-vis de la propriété se concentre notamment sur l’obsolescence, dont l’accélération fait la quasi-unanimité des dirigeants interrogés. 95% affirment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a 5 ans.  

Si l’obsolescence peut compromettre les rendements, l’immobilisation des capitaux limite directement les possibilités d’action des organisations. 87% des répondants indiquent que l’immobilisation du capital affecte leur croissance, fréquemment ou occasionnellement. Les pays d’Europe de l’Ouest font partie des plus freinés, plus de 35% des entreprises aux Pays-Bas, en Espagne, en France, en Italie ou encore en Allemagne estiment que leur croissance est fréquemment ou très fréquemment limitée par des capitaux immobilisés dans des équipements physiques. La question n’est donc plus de savoir si les équipements détenus créent une pression sur le capital, mais à quelle fréquence. 

Cycle de vie : un nouveau critère clé dans les décisions d’investissement 

Les dirigeants sont confrontés à une multitude de pressions externes sur les stratégies d’équipement, à la fois économiques, réglementaires et liées au développement durable. Parmi les six facteurs testés, les politiques de taux des banques centrales de l’Union Européenne et du Royaume-Uni exercent l’influence forte/très forte la plus élevée auprès des décideurs (42%).  

Pour comprendre le comportement d’achat des entreprises, l’étude s’intéresse également à la question de la gestion du cycle de vie des équipements. Pour près de 7 décideurs sur 10 (68%), une facilité de gestion de la fin de vie de l’équipement exerce une influence voire une très grande influence sur les décisions d’achat. Donnée qui monte à 73% pour les répondants de l’industrie technologique, reflet de leur vigilance accrue concernant les cycles d’innovation et la gestion des déchets électroniques.  

Les modèles fondés sur l’usage peuvent améliorer la gestion de fin de vie des équipements, mais leur efficacité dépend de la maturité de l’écosystème (conception produit, maintenance, coordination de la chaine d’approvisionnement, etc.), ce qui en accroît la complexité. Dans ce contexte, 87% des répondants jugent la fin de vie des équipements difficile à gérer, soulignant l’écart entre les attentes des entreprises et la préparation opérationnelle

Panorama des modèles d’usage 

Le leasing est bien implanté dans certains secteurs, notamment les énergies renouvelables où il constitue le modèle dominant pour 32% des décideurs. Plus largement, les modèles basés sur l’usage sont privilégiés par 28% des répondants, et 45% des dirigeants indiquent qu’au moins un quart de leurs équipements sont issus de modèles de leasing ou d’usage.  

Les dirigeants anticipent une progression des modèles fondés sur l’usage et le leasing, 53% s’attendant à une stabilité ou augmentation au cours des cinq prochaines années. Pour comprendre cette hésitation, l’étude explore les obstacles auxquels sont confrontés les dirigeants concernant le financement des équipements. 

Les dirigeants reconnaissent les bénéfices des modèles fondés sur l’usage : un dirigeant sur deux anticipe un recours accru à ces modèles à l’avenir, et 1 sur 2 déclare que les modèles CAPEX traditionnels exposent les entreprises à des risques financiers inutiles. 48% des décideurs interrogés estiment que le leasing facilite l’accès aux nouvelles technologies pour répondre, notamment, aux exigences ESG et réglementaires. Ces approches sont ainsi perçues comme des leviers de flexibilité et de maîtrise des risques liés aux évolutions technologiques. 

Pour près de 6 dirigeants sur 10 (58%), l’accès aux équipements grâce aux modèles d’usage ou de leasing permettraient à leur entreprise d’être plus agile. En Allemagne, cette proportion grimpe à près de trois quarts des répondants (73%), suggérant que les modèles basés sur l’usage sont déjà bien ancrés dans la plus grande économie d’Europe et que les dirigeants sont très conscients de leurs avantages. Pour autant, l’adoption des modèles d’usage et de leasing n’est pas encore généralisée à grande échelle. 

En France, deux philosophies marquées 

Au sein des pays européens étudiés, la France présente un profil atypique. Elle conjugue une utilisation du leasing marquée (34% des entreprises françaises ayant plus de 50% de leurs équipements en leasing vs 18% tous pays confondus), et la plus forte culture de la propriété d’Europe

La perception de l’obsolescence des équipements est contrastée : si 26% des dirigeants disent ne jamais y être confrontés, 9% la jugent très fréquente, et 35% des dirigeants français estiment qu’elle est aujourd’hui beaucoup plus rapide qu’il y a cinq ans, un niveau inédit en Europe. 

Autre paradoxe, 18% des dirigeants français déclarent n’avoir jamais été contraints dans leur stratégie par le capital immobilisé (vs 13% tous pays confondus), mais 10% déclarent tout de même que c’est une contrainte très fréquente (vs 5%), les 2 taux étant les plus forts tous pays confondus.  

Un accélérateur de compétitivité et d’agilité d’autant plus fort que 60% des dirigeants français sont d’accord pour dire que le leasing rendrait leur entreprise plus agile (vs 58%). Toutefois, le marché français est polarisé entre convaincus enthousiastes et opposants déterminés : les dirigeants français sont près de deux fois plus à être « tout à fait d’accord » (29% vs 16%) mais sont également cinq fois plus à n’être « pas du tout d’accord » (7% vs 1,4%), les 2 taux les plus forts d’Europe. Les dirigeants français sont moins nombreux à considérer le manque d’offre comme frein majeur à l’adoption du leasing (29% vs 31%). Les freins internes sont cependant plus marqués (perception du coût ou politique d’achat arrivent en tête).  

Retrouvez les résultats détaillés de l’étude « Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026 »

-FIN-

Méthodologie de l’étude 

L’étude présentée dans ce rapport a été menée par Censuswide en décembre 2025 auprès de plus de 1 000 dirigeants et décideurs (C-level et top management) dans onze marchés européens : la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni. Les questions de l’enquête ont été conçues pour refléter la manière dont les répondants interprètent et utilisent ces modèles dans la pratique. À ce titre, les distinctions entre leasing financier et leasing opérationnel n’ont pas toujours été explicitement établies, reflétant la façon dont ces concepts sont le plus souvent appréhendés et mis en œuvre dans les décisions réelles des organisations. 

A propos de BNP Paribas Leasing Solutions  

BNP Paribas Leasing Solutions offre des solutions de financement d’équipements professionnels et des services dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la construction, le transport, la manutention, l’IT & la télécommunication, la santé et le secteur de l’énergie et des technologies vertes (GreenTech).  Fort de ses 70 ans d’existence, ses partenaires et ses clients s’appuient sur son expertise des marchés, son savoir-faire en matière d’équipement et ses services-conseils pour favoriser leur croissance et les accompagner dans leur transformation et leur transition vers une économie circulaire à faible émission de carbone.  Présent dans 18 pays à travers l’Europe et la Turquie et employant plus de 3 000 collaborateurs, BNP Paribas Leasing Solutions propose des solutions de financement aux États-Unis et au Canada en partenariat avec la Banque de Montréal et en Chine à travers sa joint-venture avec Jiangsu Financial Leasing.  En 2025, BNP Paribas Leasing Solutions a financé 15,5 milliards d’euros d’équipements et gère actuellement un portefeuille d’encours de 38,8 milliards d’euros.  BNP Paribas Leasing Solutions est une filiale du groupe BNP Paribas et fait partie du pôle Commercial, Personal Banking & Services.  

Plus d’informations sur leasingsolutions.bnpparibas.com